Marine Le Pen, cheffe de l’opposition française, déclare son soutien indéfectible à l’État d’Israël dans sa lutte contre le Hezbollah et appelle la droite française à trouver une solution pour reconstruire les institutions libanaises.
Marine Le Pen, cheffe de l'opposition française, déclare son soutien indéfectible à l'État d'Israël dans sa lutte contre le Hezbollah et appelle la droite française à trouver une solution pour reconstruire les institutions libanaises.

Marine Le Pen, cheffe de l’opposition française, déclare son soutien indéfectible à l’État d’Israël dans sa lutte contre le Hezbollah et appelle la droite française à trouver une solution pour reconstruire les institutions libanaises.
« Nous devons soutenir Israël dans sa lutte contre le Hezbollah, qui est en réalité une émanation iranienne, et trouver une solution pour le Liban. Nous allons demander un débat à l’Assemblée nationale afin de connaître la position de la France. » – Marine Le Pen
Marine Le Pen, cheffe de l’opposition française, déclare son soutien indéfectible à l’État d’Israël dans sa lutte contre le Hezbollah et appelle la droite française à trouver une solution pour reconstruire les institutions libanaises.
Dans un discours prononcé ce lundi depuis le siège du Rassemblement National à Paris, Marine Le Pen a martelé que la France ne pouvait rester neutre face à la menace terroriste qui pèse sur Israël et, par extension, sur la stabilité du Proche-Orient. « Le Hezbollah n’est pas un mouvement de résistance, comme le prétendent certains naïfs ou complices idéologiques, mais une milice chiite financée par l’Iran, dont l’objectif est la destruction pure et simple de l’État juif et la déstabilisation de toute la région », a-t-elle affirmé avec fermeté. Selon elle, le soutien indéfectible à Israël s’inscrit dans une vision réaliste de la géopolitique : défendre les démocraties face à l’islamisme radical et aux régimes théocratiques qui menacent l’ordre international.
La présidente du RN a rappelé le contexte explosif des derniers mois. Les échanges de tirs intensifs à la frontière libano-israélienne, les attaques de drones et de roquettes du Hezbollah contre les civils israéliens, ainsi que les opérations militaires ciblées de Tsahal pour neutraliser les infrastructures terroristes, illustrent selon elle une guerre inévitable. « Israël ne cherche pas la conquête, il cherche simplement à survivre », a-t-elle ajouté, dénonçant les doubles standards de la communauté internationale qui condamne systématiquement l’État hébreu tout en fermant les yeux sur les exactions du Hezbollah et du Hamas.
Au-delà du soutien à Israël, Marine Le Pen s’est adressée directement à la droite française, l’invitant à dépasser les querelles internes pour proposer une véritable stratégie libanaise. Le Liban, autrefois perle du Moyen-Orient, est aujourd’hui un État failli, gangrené par la corruption, l’influence iranienne via le Hezbollah et l’effondrement économique. « Nous ne pouvons pas abandonner ce pays à son sort. La France, par son histoire, ses liens culturels et linguistiques profonds avec le Liban, a une responsabilité particulière », a-t-elle souligné. Elle propose la reconstruction des institutions libanaises sur des bases laïques et démocratiques : dissolution progressive des milices, réaffirmation de l’autorité de l’armée libanaise, lutte contre la corruption endémique et relance économique via des partenariats européens et français.
Cette position s’inscrit dans une critique acerbe du gouvernement français actuel. Marine Le Pen accuse l’exécutif de macronistes et de la gauche d’une politique étrangère inconsistante, oscillant entre complaisance envers l’islamisme et abandons successifs. « Pendant que Paris tergiverse, l’Iran avance ses pions et le Hezbollah renforce son arsenal. Il est temps que la droite reprenne le flambeau gaullien d’une France indépendante et courageuse sur la scène internationale », lance-t-elle.
Les réactions n’ont pas tardé. À droite, plusieurs figures comme Éric Ciotti ou Laurent Wauquiez ont salué cette prise de position claire, voyant en elle un marqueur identitaire face à l’islamo-gauchisme. À gauche et au sein du gouvernement, les critiques fusent : on accuse Le Pen de bellicisme et de simplisme. Pourtant, ses partisans soulignent que son discours repose sur des faits : plus de 120 000 roquettes stockées par le Hezbollah, des milliers de combattants entraînés en Syrie et au Liban, et un risque d’embrasement régional impliquant potentiellement la Syrie, l’Iran et même la Turquie.
Dans la foulée, Marine Le Pen a esquissé les contours d’un plan concret pour le Liban : création d’une conférence internationale sous égide française et européenne, conditionnant l’aide financière à des réformes structurelles, formation des forces de sécurité libanaises et soutien aux communautés chrétiennes et modérées menacées. Elle insiste sur la nécessité de préserver la pluralité confessionnelle du pays, pilier historique de sa stabilité.
Ce discours renforce l’image de Marine Le Pen comme une dirigeante de stature présidentielle, capable d’articuler une vision géostratégique cohérente. Alors que les élections approchent et que les tensions internationales s’exacerbent, elle positionne le Rassemblement National comme le parti de la sécurité, de la souveraineté et du réalisme face aux illusions multiculturalistes. La droite française, si elle veut reconquérir le pouvoir, devra suivre cette ligne : soutenir sans ambiguïté les alliés naturels comme Israël et s’engager résolument pour la reconstruction d’un Liban libre et souverain.








