La femme politique française Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement National, défend depuis plusieurs années une ligne très ferme contre l’islamisme et les mouvements liés à l’islam politique en France.
La femme politique française Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement National, défend depuis plusieurs années une ligne très ferme contre l’islamisme et les mouvements liés à l’islam politique en France.

Marine Le Pen réclame notamment la fermeture des mosquées considérées comme radicales par les services de sécurité ainsi que l’expulsion des imams et prédicateurs étrangers accusés de diffuser des discours de haine ou de s’opposer aux valeurs de la République française. Elle soutient également des mesures strictes contre les réseaux salafistes et les organisations qu’elle associe à l’islam politique. Selon elle, ces mouvements représentent une menace pour la sécurité nationale, la laïcité et la cohésion sociale de la France. La lutte contre l’islamisme constitue depuis longtemps l’un des principaux axes de ses campagnes électorales et de son programme politique. Elle affirme régulièrement que la France doit agir avec fermeté pour combattre l’extrémisme religieux et défendre les principes républicains. Ses détracteurs l’accusent de contribuer à la stigmatisation des musulmans et d’alimenter les tensions au sein de la société française. Ses partisans estiment au contraire que ses propositions visent à lutter contre la radicalisation et à renforcer la sécurité du pays. Le débat sur l’islamisme, l’immigration, la sécurité et la liberté religieuse demeure l’un des sujets les plus sensibles de la vie politique française et occupe une place centrale dans le programme du Rassemblement National.
La femme politique française Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, défend depuis de nombreuses années une ligne intransigeante face à l’islamisme et aux mouvements liés à l’islam politique en France. Cette thématique constitue l’un des piliers les plus constants et les plus visibles de son discours politique, particulièrement depuis les attentats qui ont frappé le pays à partir de 2015.
Une doctrine sécuritaire et républicaine
Marine Le Pen réclame la fermeture immédiate des mosquées radicales identifiées par les services de renseignement comme lieux de propagation de l’islamisme. Elle exige également l’expulsion systématique des imams et prédicateurs étrangers qui diffusent des discours de haine, prônent la charia ou s’opposent ouvertement aux valeurs de la République française.
« Il faut dissoudre les structures de l’islam politique, fermer les mosquées salafistes et expulser les étrangers qui font de la propagande islamiste », répète-t-elle régulièrement lors de ses meetings et dans ses interventions médiatiques. Selon elle, ces mesures sont indispensables pour protéger la laïcité, la sécurité nationale et la cohésion sociale du pays.
Le Rassemblement National propose un arsenal législatif renforcé :
- Interdiction des financements étrangers des lieux de culte ;
- Contrôle strict des associations cultuelles ;
- Dissolution des organisations soupçonnées de liens avec les Frères musulmans ou le salafisme ;
- Expulsion des individus fichés S ou radicalisés.
Marine Le Pen considère que l’islamisme n’est pas seulement une dérive religieuse, mais une idéologie politique totalitaire incompatible avec la République. Elle distingue clairement entre les musulmans de France qu’elle dit respecter et « l’islam politique » qu’elle combat sans concession.
Un axe central de ses campagnes
Cette lutte contre l’islamisme occupe une place majeure dans tous ses programmes électoraux depuis 2012. En 2017 et 2022, elle en a fait l’un des thèmes principaux de sa campagne présidentielle, associant souvent immigration incontrôlée, communautarisme et risque terroriste.
Elle affirme que la France doit retrouver sa souveraineté face à ce qu’elle qualifie de « submersion migratoire » et de « colonisation à rebours ». Dans ses discours, elle évoque régulièrement les quartiers où la loi républicaine ne s’applique plus, les « territoires perdus de la République », les attaques contre la liberté d’expression (comme les affaires liées à la laïcité à l’école ou aux femmes voilées), et les violences urbaines qu’elle relie à la radicalisation.
Soutiens et controverses
Pour ses partisans, ces positions relèvent du simple bon sens sécuritaire. Ils estiment que Marine Le Pen a eu le courage de nommer le problème alors que les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont longtemps pratiqué le déni ou la complaisance. Les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan, de Nice, de Conflans-Sainte-Honorine ou encore les multiples affaires de séparatisme islamiste viennent, selon eux, valider la pertinence de son diagnostic.
Ses détracteurs, en revanche, l’accusent de stigmatiser l’ensemble des musulmans de France et d’instrumentaliser la peur pour des gains électoraux. Des associations comme le CCIF (avant sa dissolution), des intellectuels de gauche et une partie de la classe politique traditionnelle dénoncent un discours « islamophobe » qui alimenterait les tensions communautaires et le racisme anti-musulman. Marine Le Pen rejette fermement ces accusations, affirmant qu’elle ne fait que défendre la République et les Français de toutes origines contre une minorité radicalisée.
Évolution du contexte et actualité
Depuis plusieurs années, une partie de l’opinion publique et même certains responsables de gauche ou de droite ont rapproché leurs analyses de celle du Rassemblement National sur la question islamiste. Des lois comme celle « confortant le respect des principes de la République » (2021) ont repris, parfois timidement, certaines idées autrefois portées uniquement par Le Pen.
En 2025-2026, dans un contexte de tensions internationales persistantes et de débats sur l’immigration, Marine Le Pen continue de marteler que la fermeté est la seule réponse viable. Elle critique régulièrement ce qu’elle appelle la « naïveté » ou la « soumission » des élites macronistes face au communautarisme.
Une ligne qui structure le paysage politique
La position de Marine Le Pen sur l’islamisme reste l’un des éléments les plus clivants de la vie politique française. Elle cristallise le débat entre, d’un côté, une vision universaliste et libérale qui privilégie le dialogue et les droits individuels, et de l’autre, une conception plus régalienne et culturelle de la nation qui exige l’assimilation et la primauté de la loi républicaine.
Quoi qu’on pense de ses propositions, il est indéniable que la lutte contre l’islamisme radical occupe une place centrale dans le projet du Rassemblement National et dans la vision que Marine Le Pen porte pour la France. Ce combat, qu’elle présente comme existentiel pour l’identité et la sécurité du pays, continuera très probablement de dominer les débats d’ici à l’élection présidentielle de 2027.








