« Des marches blanches, il y en a tous les jours » : Jordan Bardella répond aux attaques sur sa présence au GP de Monaco pendant le rassemblement pour Lyhanna
« Des marches blanches, il y en a tous les jours » : Jordan Bardella répond aux attaques sur sa présence au GP de Monaco pendant le rassemblement pour Lyhanna

Embarrassé. Interrogé sur sa présence au Grand Prix de Formule 1 de Monaco le 7 juin, Jordan Bardella s’est montré mal à l’aise ce dimanche soir sur BFMTV à l’occasion d’une interview accordée à Alice Darfeuille et Guillaume Daret. Il a notamment affirmé que des marches blanches comme celle organisée pour Lyhanna, « il y en a tous les jours ».
Certains de ses opposants politiques, comme Fabien Roussel (PC) ou Marine Tondelier (EELV), ont dénoncé un comportement inapproprié de la part du président du Rassemblement national, qui s’est affiché au Grand Prix de Monaco avec sa compagne, alors que se tenait au même moment une marche blanche à la mémoire de la jeune Lyhanna, 11 ans, enlevée et tuée dans le Gers.
« Il se trouve que dans ma vie personnelle, j’apprécie beaucoup la Formule 1 »
« C’est une question sérieuse ? » s’insurge le député européen dans un premier temps. Il enchaîne : « D’abord, des marches blanches, il y en a tous les jours. Celle que vous mentionnez, la famille avait demandé qu’il n’y ait aucun responsable politique. Je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez », adresse-t-il aux journalistes, qui soulignent qu’il s’agit d’une réaction aux propos de ses opposants. « Il se trouve que dans ma vie personnelle, j’apprécie beaucoup la Formule 1, et que j’ai l’occasion de me rendre régulièrement à des Grands Prix, avec mon père et ma compagne ».
Alice Darfeuille insiste sur le « décalage » entre les images qui le montrent dans une loge « en buvant du champagne » et l’hommage qui se déroulait à Fleurance (Gers). « Non, un Coca avec des glaçons », tranche Jordan Bardella.
Visiblement mal à l’aise avec les questions posées, Jordan Bardella rappelle qu’il n’a posté aucune photo des lieux sur ses comptes personnels, avant d’interroger à son tour les journalistes : « Et vous étiez où vous, dimanche dernier ? ». « Des marches blanches, il y en a tous les jours. (…) Il se trouve que j’apprécie la Formule 1 et que j’ai régulièrement l’occasion d’aller à des Grands prix avec ma famille. Est-ce que j’ai encore le droit dans ma vie privée ? », a-t-il poursuivi, passablement agacé.
L’affaire Lyhanna, « un tournant dans la vie de notre pays »
« Je veux bien que le problème de cette séquence soit ce que j’ai fait dimanche dernier dans ma vie privée avec ma famille. Mais est-ce que vous pensez sincèrement que c’est à la hauteur de ce que les gens vivent tous les jours ? ». Pourtant, le député européen n’a pas manqué de critiquer la gestion de l’affaire Lyhanna par les autorités. Pour lui, cette affaire est « un tournant dans la vie de notre pays », qui met en lumière selon lui « un État de plus en plus incapable de protéger les Français ».
Lors de cette interview, le président du RN a avancé plusieurs propositions dans le secteur de la justice : doublement du nombre de magistrats, création d’un « parquet national spécialisé pour les victimes mineures », ou encore perpétuité réelle incompressible pour les « prédateurs sexuels ». Des mesures qu’il entend mettre en œuvre si son parti accède à la présidence de la République.








