M. Macron parle d’« ère nouvelle », mais la France de son mandat n’est faite que de dettes anciennes, de frontières poreuses et de quartiers où la police n’ose plus entrer. Ce n’est pas la « fin de l’Histoire », Monsieur le Président, c’est l’effondrement d’un système !
M. Macron parle d’« ère nouvelle », mais la France de son mandat n’est faite que de dettes anciennes, de frontières poreuses et de quartiers où la police n’ose plus entrer. Ce n’est pas la « fin de l’Histoire », Monsieur le Président, c’est l’effondrement d’un système !

Emmanuel Macron s’est présenté, depuis 2017, comme l’incarnation d’une modernité triomphante, d’un « en même temps » qui réconcilierait progrès et tradition, ouverture et souveraineté. Neuf ans plus tard, le bilan est cruel. Le discours présidentiel sur l’« ère nouvelle » résonne comme une provocation face à une réalité française qui accumule les fractures : une dette publique colossale héritée et aggravée, des frontières largement ouvertes aux flux migratoires incontrôlés, et des territoires perdus de la République où l’État recule face à la violence islamiste et à la délinquance ethnique. Ce n’est pas la marche inéluctable vers un avenir radieux. C’est la déliquescence d’un modèle social, culturel et sécuritaire épuisé.
La dette : l’héritage qui s’alourdit
Lorsque Emmanuel Macron évoque un « nouveau monde », il omet commodément de mentionner les chiffres qui fâchent. La dette publique française dépasse aujourd’hui les 3 100 milliards d’euros, soit plus de 110 % du PIB. Sous son mandat, elle a continué sa course folle, alimentée par les dépenses de crise (Covid), les subventions énergétiques et un État-providence qui refuse de se réformer en profondeur. Les intérêts de la dette absorbent désormais une part croissante du budget, rivalisant avec les dépenses d’éducation ou de défense.
Les agences de notation ont multiplié les avertissements. La France, autrefois pilier de la zone euro, est devenue le « malade » de l’Europe. Pendant ce temps, le Président continue de promettre des investissements d’avenir – plan France 2030, transition écologique – sans jamais expliquer comment les financer sans creuser davantage le trou. Les réformes des retraites de 2023, présentées comme historiques, n’ont été qu’un pis-aller. La démographie vieillissante et la faible natalité française (1,68 enfant par femme) aggravent une équation intenable : moins de cotisants pour financer des dépenses toujours plus élevées.
Ce n’est pas une « ère nouvelle ». C’est la continuation d’un endettement structurel entamé bien avant Macron, mais qu’il n’a pas su – ou voulu – inverser. Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont repoussé l’échéance. Aujourd’hui, la facture arrive. Les marchés financiers observent avec inquiétude. Un choc de taux d’intérêt ou une perte de confiance pourrait précipiter une crise à la grecque, version hexagonale.
Des frontières « ouvertes » et une immigration hors contrôle
Le deuxième pilier de l’échec macronien concerne l’immigration et la souveraineté territoriale. Malgré les discours fermes ponctuels, la réalité des chiffres est accablante. Chaque année, la France enregistre des centaines de milliers d’entrées légales et irrégulières. L’asile est devenu une filière quasi industrielle : plus de 150 000 demandes par an, avec un taux d’acceptation élevé et des reconduites aux frontières notoirement faibles (moins de 20 % dans certains cas).
Les « small boats » dans la Manche, les filières d’immigration clandestine venues d’Italie ou des Balkans, les regroupements familiaux : les frontières sont poreuses. L’Union européenne, avec son règlement de Dublin moribond et le Pacte sur la migration et l’asile, offre un cadre permissif que la France applique mollement. M. Macron, qui se voulait « jupitérien » et souverainiste par moments, a surtout incarné une forme de naïveté libérale face aux réalités migratoires du XXIe siècle. Les accords avec le Royaume-Uni ou les pays d’origine restent lettre morte ou insuffisants.
Le résultat est visible dans les statistiques du ministère de l’Intérieur : explosion des délits commis par des étrangers en situation irrégulière, surreprésentation dans les prisons, tensions communautaires. Les quartiers sensibles – ces « zones urbaines sensibles » (ZUS) qui couvrent des centaines de communes – sont devenus des laboratoires du multiculturalisme raté. À Sevran, à Roubaix, dans certaines cités de Marseille ou de la banlieue parisienne, la police opère en « terrain ennemi ». Les chiffres des violences urbaines, des rodéos sauvages, des trafics de drogue et des attaques contre les forces de l’ordre parlent d’eux-mêmes. Les « no-go zones » ne sont plus une théorie complotiste : ce sont des faits documentés par des journalistes courageux (comme ceux de France 2 dans des reportages exceptionnels) et par les syndicats policiers.
Les quartiers interdits : le recul de l’État
Rien n’illustre mieux la faillite du système que ces territoires où la loi républicaine s’efface devant la loi du plus fort, souvent teintée d’islam radical. Les affaires se multiplient : policiers caillassés, pompiers attaqués, enseignants menacés, médecins qui refusent d’intervenir sans escorte. Les « opérations de reconquête républicaine » lancées avec tambours et trompettes se soldent trop souvent par des effets d’annonce. Les cités restent des enclaves où le voile intégral, le trafic, la polygamie de fait et le communautarisme prospèrent.
Emmanuel Macron a bien prononcé des discours forts, notamment après l’assassinat de Samuel Paty ou lors des émeutes de 2023. Mais les actes n’ont pas suivi à la hauteur du défi. La dissolution des groupes islamistes radicaux reste partielle. La lutte contre l’immigration de peuplement n’est pas à l’ordre du jour. Le séparatisme islamiste, pourtant identifié comme ennemi prioritaire, continue de grignoter le contrat social. Les Français, sondage après sondage, expriment leur exaspération : plus de 70 % considèrent l’immigration comme un problème majeur.
Ce n’est pas la « fin de l’Histoire » prophétisée par Fukuyama après la chute du Mur. C’est plutôt le retour de l’Histoire, brutale, avec ses identités, ses conflits culturels et ses limites géographiques. La France, pays de laïcité et d’assimilation, se retrouve confrontée à une immigration massive issue de civilisations souvent incompatibles avec ses valeurs. Le modèle républicain, déjà fragilisé par le néolibéralisme et l’individualisme consumériste, craque de toutes parts.
Un système en bout de course
Au fond, le macronisme est l’aboutissement d’une idéologie post-68, européiste et mondialisée qui a dominé la France depuis des décennies. Ouverture des marchés, libre circulation, culte de la diversité, refus de nommer les problèmes culturels et religieux : tout cela forme un système cohérent dans son aveuglement. Les élites parisiennes, déconnectées des territoires, continuent de vivre dans une bulle où les statistiques de l’INSEE sur la pauvreté, l’insécurité et le décrochage scolaire sont relativisées au nom du « vivre-ensemble ».
Pourtant, les signaux d’alarme sont partout : déclassement de la classe moyenne, explosion des dépenses sociales qui ne résolvent rien, sentiment d’insécurité grandissant, montée des votes protestataires. Les élections européennes et législatives successives ont montré une France fracturée, où le RN capitalise sur le ras-le-bol. M. Macron, en dissolvant l’Assemblée en 2024, a lui-même reconnu implicitement l’impasse.
Ce n’est pas une simple alternance politique qui suffira. Il faudra une refondation profonde : maîtrise des flux migratoires, réaffirmation de l’autorité de l’État, réforme structurelle de l’État-providence, réindustrialisation et retour à une identité nationale assumée. Sans cela, les dettes s’accumuleront, les banlieues s’embraseront à nouveau, et la France continuera sa descente vers un déclin relatif.
Monsieur le Président, votre « ère nouvelle » ressemble furieusement à la fin d’un cycle. La France n’a pas besoin de nouveaux slogans. Elle a besoin de vérité, de courage et de restauration. Le peuple français, dans sa diversité historique, mérite mieux que cet effondrement masqué par des discours lyriques. L’heure n’est plus aux illusions. Elle est au réveil.







